Rien ne va plus au CNAPS, chargé du contrôle des détectives

CNAPSLe CNAPS est un établissement public placé sous la tutelle du ministère de l’intérieur et doté de pouvoirs de police administrative sur les détectives privés et autres professionnels de la sécurité. Son directeur, le préfet Alain Gardère, vient d’être mis en examen le 21 janvier 2015 pour abus d’autorité, prise illégale d’intérêt par personne exerçant une fonction publique, corruption passive par agent public, recel d’abus de biens sociaux et détournement de fonds publics. Son directeur de cabinet au CNAPS a également été mis en examen notamment pour atteinte à la liberté et à l’égalité d’accès aux marchés publics, corruption passive par agent public et complicité de détournement de fonds publics. Le journal Libération nous apprend également qu’au moins deux délégations territoriales du CNAPS, celles de Bordeaux et Marseille, ont reçu la visite de l’IGPN.

Alain Gardère, qui avait été nommé au poste de directeur du CNAPS au mois de janvier 2015, a été suspendu de ses fonctions et a été remplacé par François Pény. Lequel François Pény avait été mis en examen en mars 2009 pour aide à l’entrée ou au maintien en France d’étrangers en situation irrégulière, avant de bénéficicier d’un non-lieu.

Rappelons que l’actuel président du CNAPS, Alain Bauer, fait quant à lui l’objet depuis décembre 2014 d’une enquête préliminaire sur des contrats de complaisance passés entre sa société, AB Conseil, et la Caisse des Dépôts et Consignations.

Et pour finir ce palmarès, il faut également citer le Préfet Jean-Louis Blanchou qui fut à l’origine du CNAPS après avoir été condamné par le tribunal correctionnel de Versailles en 2010 pour mise en danger de la vie d’autrui à la suite de violences routières.

Bref, des gens qui se montrent très sourcilleux de la probité, mais surtout de celle des autres, c’est-à-dire notamment des détectives qu’ils sont chargés de contrôler. Souhaitons que cet organisme, financé par une taxe supportée par les clients, soit rapidement dissout et que le contrôle de la profession revienne aux préfectures comme c’était le cas autrefois.